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La sous-couche : quand et comment l'appliquer
Bien préparer le fond pour que la peinture accroche, couvre et vieillisse mieux.
La sous-couche n'est pas juste une couche "en plus" pour faire joli. Elle sert à préparer le fond pour que la peinture accroche bien, couvre correctement et vieillisse mieux. Sur un mur mal préparé, tous les défauts finiront par ressortir : traces d'absorption, différences de brillance, décollement prématuré.
Quand la sous-couche est indispensable
Sur un support neuf comme du plâtre, du placo ou un enduit frais, la sous-couche est quasiment obligatoire. Ces supports boivent énormément : sans sous-couche, la peinture pénètre de façon irrégulière, laisse des traces, et il faut souvent plus de peinture de finition pour rattraper.
Sur un mur qui a été rebouché ou réparé (bandes, enduit, zones repassées), il faut au minimum passer une sous-couche sur ces parties. Sinon elles ressortent après peinture avec des différences d'absorption ou de brillance.
Pour un changement radical de couleur, par exemple passer d'un mur foncé à un mur clair, une sous-couche blanche ou très couvrante est fortement conseillée. Elle évite de multiplier les couches de finition et donne une base plus uniforme.
Quand elle n'est pas obligatoire
Sur un ancien mur déjà peint, la sous-couche n'est pas toujours nécessaire. Si la peinture tient bien, que le mur est propre, mat ou légèrement satiné, et qu'on reste dans une couleur proche, on peut peindre directement après un lessivage et un léger ponçage.
Combien de couches
En général, une seule couche de sous-couche suffit. On peut en mettre deux sur un fond très absorbant, très irrégulier, très foncé ou taché. Le rendement est proche d'une peinture classique, autour de 8 à 12 m² par litre selon les produits, mais sur du plâtre brut ou un support très poreux, ça peut consommer davantage.
Quel type de sous-couche selon le support
Le choix du primaire dépend du fond que tu vas peindre. Voici les principaux cas :
Support absorbant (plâtre, placo, enduit)
Sous-couche d'impression ou fixateur. Elle bloque l'absorption excessive et uniformise le fond.
Support fermé ou brillant (ancienne peinture glycéro brillante)
Il faut d'abord poncer pour casser le brillant, puis appliquer une sous-couche d'accroche. Sans cette étape, la nouvelle peinture ne tiendra pas.
Bois
Sous-couche bois classique, ou anti-tanin si le bois est susceptible de faire remonter des taches jaunâtres (chêne, résineux).
Métal (radiateurs, ferronnerie)
Primaire spécial métal, souvent antirouille. Indispensable pour éviter la corrosion sous la peinture.
Support taché (nicotine, humidité, suie, auréoles)
Sous-couche isolante spéciale taches. Elle empêche les auréoles de remonter à travers la peinture de finition, ce qui arrive systématiquement avec une peinture classique.
À retenir
Dès que le mur est neuf, réparé, très absorbant, brillant, taché ou qu'on change fortement de couleur, la sous-couche évite les mauvaises surprises. C'est rarement l'étape la plus visible, mais c'est souvent celle qui fait la différence entre un mur propre et un mur qui laisse apparaître tous ses défauts.
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